Cerveau et douleur chronique pelvienne : signatures cérébrales féminines
La douleur pelvienne chronique chez la femme ne se résume pas à un problème « local » : elle s’accompagne aussi de changements mesurables au niveau du cerveau. Quand une douleur persiste, les réseaux cérébraux qui traitent la douleur, l’attention et les émotions peuvent se réorganiser. Au départ, la douleur est souvent « aiguë », liée à une inflammation ou une lésion : elle sert de signal d’alarme et protège l’organisme. Mais si l’inflammation se répète ou se prolonge (comme dans certaines pathologies telles que l’endométriose, la fibromyalgie, le syndrome de l’intestin irritable), le système nerveux peut devenir hypersensible : c’est la sensibilisation centrale. Dans ce contexte, les circuits inhibiteurs de la douleur se dérèglent : hypervigilance, ressenti exacerbé de la douleur et liens renforcés entre la douleur, le stress et l’anxiété. Chez les femmes, ces signatures peuvent être modulées par des facteurs hormonaux, immunitaires et psychosociaux. Comprendre ces mécanismes aide à expliquer pourquoi la douleur peut persister même lorsque la cause initiale est atténuée. Dans cette conférence, nous verrons comment la douleur s’imprime dans le cerveau au fil du temps, comment s’opère la bascule aiguë-chronique, et en quoi ces connaissances ouvrent la voie à des prises en charge plus globales et personnalisées de la douleur.
Où ?
Amphithéâtre du Centre Cardio-PulmonaireCHU Pontchaillou, 2 rue Henri le Guilloux, 35000 Rennes
Quand ?
- 16 mars 2026
- 19h-20h30
Orateur(s)
- Elodie Germani (PhD), Université de Rennes, Laboratoire Traitement du Signal et Images (LTSI), Inserm UMR 1099
Admission
- Tout public
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